8ème jour, Valencogne - Le Pin, 7 km
Lever pénible à cause des courbatures. On soigne et nourrit Charly, qui commence à manger beaucoup. On déjeune, on bâte l'animal qui part dans Valencogne avec assez d'entrain, mais qui bloque sur la départementale, 1,5 km plus loin. Désespoir total. Pourquoi ne veut-il plus nous suivre et pourquoi refuse-t-il de marcher sur l'herbe ? On se fâche très fort et nous mettons 2 heures pour parcourir 7,5 km (à plat, s'il vous plaît !!). On arrive tôt (11h30) au Pin, où on nous a recommandé un centre équestre, l'Etrier du Val d'Ars. Charly ignore les fils électrifiés du premier parc où on le met, il refuse de cohabiter avec les shetlands, et il finit dans un box, seul, à gratter le béton. Lorsque la monitrice arrive, elle nous dit que 1) il doit mourir de chaud et 2) que s'il n'avance pas, c'est à cause de sa blessure vers la sangle. Elle nous donne une chambre à air de voiture (merci Tatou d'avoir précisé, on a l'air malin avec notre chambre à air de trottinette) pour éviter tout frottement.
Nous décidons de ferrer également les postérieurs de Charly. Le soir, nous avons mis l'animal au paddock, où il est resté avec une joie certaine, entouré de copains. Entre temps, nous avons découvert un hôtel (fermé, on ouvre demain, désolé) et une magnifique chambre d'hôte, luxueuse et un peu en dessus de la moyenne journalière (beaucoup en dessus de la moyenne, en fait, draps à motif d'éléphants bleus, Tahiti noix de coco dans une douche blanche et immaculée, linges moelleux), mais bon, cela nous remonte le moral. La propriétaire nous invite à souper car elle a convié une de ses amies qui fantasme sur les ânes. On passe une bonne soirée, mais on se couche tard.
Ils me bâtent comme ils pensent que l'on bâte un petit âne, mais en fait, ça m'écorche la peau derrière les antérieurs. Et ces deux nigauds voudraient que je leur courre un marathon. C'est que ça me brûle ! Alors j'utilise une arme imparable, la lenteur. J'avance, mais à si petits pas, qu'ils en perdent la tête. Du coup ils ont décidé de s'arrêter dans un centre équestre. Ils voulaient que je reste tout seul dans un parc. Mais je les ai suivis. Puis ils ont voulu que je cohabite avec des shetlands. Ils étaient beaucoup trop curieux, avec leurs petites oreilles ridicules, alors je me suis défendu. Du coup, je me suis retrouvé dans une prison en béton, de laquelle je n'ai trouvé aucun moyen de m'évader. Quelle journée !