Réveil dans notre chalet cossu, brossage de l'animal et départ direction le centre de Bourg-Argental. Là, on parque Charly et je vais à la banque retirer quelques billets. Je trouve la seule " boutique " d'habits du département, et je me décide pour un T-shirt longues manches style sous-vêtements 1800 !!! Très mignon, même couleur que Charly sale...

On repart et on attrape un sentier de randonnée, qui grimpe, qui grimpe. Charly en est tout essoufflé. En 2 km, on gravit 200 m. On se serait cru en train de varapper. Au sommet, Charly nous fait son premier démarrage de la journée. J'y ai laissé un peu de peau d'un doigt. On continue, plus à plat, jusqu'à l'entrée de St-Sauveur-en-Rue. Le chemin (ou la route) suit une ancienne voie ferrée. Très joli et très tiqueux.
Anecdote : Charly, toujours très curieux, veut voir de près un genévrier. Il y met le nez et les pattes avant. René suit et " joie ", c'est un nid de tiques. Il fallait voir René, affolé, sautillant dans tous les sens, se donnant des grandes claques sur les pantalons pour faire tomber les tiques.
On a pique-niqué sur un terrain de jeu. Charly a voulu se rouler, alors on l'a débâté et Monsieur s'est couché 10-15 minutes. Nouvelle façon de nous faire comprendre que la randonnée ne lui plaît pas ?

On repart vers 14 h (soit dit en passant, notre moyenne horaire augmente, et l'on tient du 4 km/h sauf si ça grimpe beaucoup) et on rejoint la départementale 503 qui passe le Tracol, fin du parc du Pilat et début de nos ennuis, car la Haute-Loire avoisine les 1000 mètres d'altitude moyenne. Petit chemin boueux, où René se fait crépir par Charly qui résiste un peu..., pour arriver à ce fameux col qui culmine à 1030 m et qui sépare Loire et Haute-Loire. Nous buvons quelque chose sur la terrasse du restaurant pendant que Monsieur le zâne continue ses cabrioles attaché de l'autre côté de la route. Car pendant la montée, il a traversé la route au galop (il y avait des chevaux dans un parc) et exécuté un joli saut de mouton à cause d'un truc par terre. A la masse, le zâne.
Le dernier kilomètre de la journée, mais non le moins pénible, passait à travers champs. Beaucoup d'eau coulait dans des ruisseaux couverts par l'herbe. Quelles histoires !!! Charly a bloqué au milieu des champs et il nous a fallu 10 minutes pour le faire passer. Quand apparurent les maisons de St-Meyrat, nous pensions avoir fini. Les clés du gîte se trouvaient dans la première maison. Mais avant d'avoir rien pu demander, un chien avait mordu Charly à la fesse (et oui, où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir). Le propriétaire du beauceron (rappelez-vous de la marque), pas trop troublé par les facéties de son chien, nous indique le gîte, là-bas, dans une vieille chapelle. On nettoie la fesse trouée de Charly et on soupe. On a fait galoper l'âne dans un champ, il n'a pas l'air de trop souffrir. Ça risque juste de coincer pour bâter. On a un joli feu de cheminée et des lits de catholiques (comprenne qui pourra), car le gîte est en fait une ancienne chapelle, la cuisine et les toilettes aménagés dans ce qui devait être la sacristie. Nous mettrons les matelas à même le sol, les sommiers étant trop âgés et grinçants pour soutenir le poids de nos fesses.
Je les avais pourtant prévenus, on ne peut pas faire confiance à un chien. Depuis le temps qu'on en croise qui hurlent comme des loups autour de mes oreilles, il a fallu que celui-là plante ses crocs dans ma fesse droite. Un vicieux. Je n'ai rien vu venir. J'en ai été tellement surpris que je n'ai même pas pu lui aplatir le museau d'un coup de sabot.