Qu'il est doux de se réveiller dans un lit dur avec des draps à petites fleurs. Nous trichons un peu sur l'heure du lever, mais comme le petit déjeuner a lieu dans la cuisine de nos hôtes, le matériel n'a pas servi et les sacs seront vite faits.
Nous nourrissons et soignons Arziquiquet, avant d'aller nous-mêmes déjeuner. Salutations, nous quittons le groupe d'Allemands, et départ à 8h45. Nous marchons jusqu'aux alentours de Béduer. Sandra et Charly font la pause pendant que je vais faire les courses.
Puis nous coupons afin de gagner un peu de distance. Erreur de navigation (mais changez-moi ce navigateur) de ma part, car nous repartons dans la mauvaise direction. Marche arrière. Charly ronchonne. Nous récupérons le GR un peu plus loin.
Comme c'est un sentier entre deux murs, nous lâchons Charly entre nous, et il marche bravement jusqu'au moment où un petit chevreuil, pris entre les grillages bordant le chemin, s'enfuit affolé devant nous. Nous sommes contraint de le pousser devant nous jusqu'à un élargissement du sentier. Charly, croyant voir une belette, pète un peu les plombs, et nous devons le reprendre à la longe.

A l'entrée de Gréalou, nouvelle erreur de navigation. Sandra prend les choses en main, et promet d'y mettre bon ordre. Pause pique-nique sur un emplacement du même nom, avec beaucoup d'herbe non fauchée pour Charly, des tables et des bancs, et ô miracle, un robinet d'eau. Nous passons ensuite près d'un dolmen, le sentier est très dur et sec, et Charly glisse. Nous décidons de couper par la variante GR65A, où le terrain est aussi très glissant. Comme le brave Arziquiquet montre des signes de fatigue, nous finirons sur la D19, qui descend rude, mais qui ne glisse pas. Accueil au gîte, soins au fauve. Nous lui faisons avaler, à l'aide d'une seringue, des antibiotiques, car nous craignons pour une blessure qu'il a sous le ventre. Puis nous allons le parquer au stade municipal. Souper et petit tour en ville, tentatives pour joindre un maréchal-ferrant et lui fixer rendez-vous plus loin sur notre route. Charly a complètement usé ses fers antérieurs, il a donc bien besoin d'un coup de pédicure.
Des sentiers de randonnées... des caillasses, oui. Comment veulent-ils que je tienne sur mes jambes avec ces patinettes sous les sabots ? Et ce soir pour me récompenser de mes efforts, ils m'ont enfilé dans la bouche un truc suspect. On me drogue ! ! ! Mais qui s'en soucie, je vous le demande.