60ème jour, Mirepeisset, Poilhès, 21km
Lever à 7h. Les campeurs ne nous ont pas trop dérangés hier soir. Nous avons eu une grande conversation et Sandra s’est endormie sur son matelas mousse, à côté du sac de couchage. Elle s’est pelotonnée contre moi au réveil.
Nous coupons en direction d’Argoliers pour rejoindre le canal, que nous suivons jusqu'au château de Preissan. Le chemin le long du canal n’étant pas ombragé, nous le quittons pour faire la pause le long de l’allée qui mène au château, invisible. Notre lessive finira de sécher entre deux arbres de l’allée, pendant que nous dégustons notre pique-nique. Un orage gronde au loin, et lorsque les nuages arrivent au-dessus de nous, les éléments se déchaînent. Le linge s’envole. Nous levons prestement le camp, et décidons de suivre la D1 jusqu'à Capestang, ce qui nous économise 4km de méandres du canal. Nous laissons l’orage derrière nous et nous échangeons quelques mots avec un américain à vélo, parti de Bruxelles, qui se prenait pour Kerouac. "
Qui est Kerouac ? ? ?
Déception à Capestang, car les rares hôtels ne nous veulent pas. Nous réservons un chambre d’hôte à Poilhès, et nous continuons jusqu'à ce village. Charly y est parqué au bord du canal. La maison est belle et nos hôtes accueillants. Durant la nuit, Charly réduira les six mètres de corde à sa disposition à un tortillon d’un demi-mètre. Il n’était pas du tout content d’avoir été abandonné là. Petite daube familiale au bistrot du coin, arrosée de rosé, bonsoir.
Nous avons trouvé une solution pour Charly. Rendez-vous demain soir au centre équestre de Béziers, où un camion nous emmènera à Valras plage. Charly va voir la mer !
Ils sentent la fin du voyage, et ils se croient tout permis ! Pourquoi devrais-je tolérer de dormir tout seul sur deux mètres carré d’herbe rase, quand j’entends bien que plein de gens plus ou moins douteux rôdent autour. J’ai essayé toute la nuit de me libérer, mais cette satanée corde a résisté.